LA PROMOTION DE L’ELEVAGE FAMILIAL POUR UNE SECURITE ALIMENTAIRE DURABLE DANS LA ZONE DE SANTE DE KAYNA
- Agriculture & Pisciculture
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- CENED en partenariat avec COOPENKI
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- Source de revenus réguliers : la vente des œufs, des poulets de chair ou reproducteurs permet aux ménages d’obtenir de l’argent liquide pour les besoins quotidiens (soins, scolarité, etc.).
- Investissement à faible coût : les poules locales nécessitent peu d’intrants (alimentation simple, abris rudimentaires, soins de base).
- Autonomie économique des femmes et jeunes : cet élevage est souvent mené par les femmes, ce qui favorise leur autonomisation financière.
- Amélioration de la sécurité alimentaire : les œufs et la viande de poule sont riches en protéines, fer et vitamines.
- Disponibilité d’aliments frais et accessibles : contrairement à la viande bovine ou caprine, les produits de volaille sont disponibles en permanence au foyer.
- Lutte contre la malnutrition : particulièrement importante dans les zones où la malnutrition infantile est élevée.
- Valorisation des déchets ménagers : les restes de repas et certains sous-produits agricoles servent à nourrir les volailles.
- Production de fumier organique : les déjections des poules sont utilisées comme engrais naturel pour les cultures (maïs, haricot, bananier, etc.).
- Économie circulaire locale : les ressources du ménage (déchets, grains) sont réutilisées dans un cycle productif.
- Renforcement de la cohésion familiale : l’élevage est souvent une activité collective, intégrée à la vie du ménage.
- Statut social et solidarité communautaire : offrir une poule ou un coq lors des cérémonies (dot, fêtes, funérailles) est une pratique culturelle valorisée.
- Éducation et apprentissage : les enfants participent et apprennent les bases de la production animale.
- Amélioration de la santé grâce à une meilleure nutrition.
- Réduction de la pauvreté, un déterminant majeur des problèmes de santé.
- Possibilité de projets communautaires intégrés : programmes combinant santé animale, nutrition et santé humaine (« One Health »).
- Un accompagnement technique (vaccination, gestion des maladies…).
- L’accès à des petits crédits ou appuis en matériel (abris, poussins, alimentation).
- La sensibilisation à l’hygiène et la biosécurité dans les ménages.
- Réduire la mortalité animale ;
- Améliorer la production locale de viande, lait et œufs ;
- Soutenir la sécurité alimentaire et les revenus des ménages ;
- Promouvoir une approche « Une seule santé » (One Health).
- La mortalité aviaire a chuté de 75 % après les campagnes de vaccination.
- Les ménages rapportent une stabilité du cheptel et une meilleure reproduction.
- Formation de 20 para-vétérinaires communautaires (hommes et femmes) capables d’administrer les vaccins et d’assurer les soins de base.
- Sensibilisation de plus de 2 732 ménages sur l’hygiène des étables et la biosécurité.
- La vente d’animaux sains a permis d’augmenter les revenus familiaux de 13 à 21 %.
- Disponibilité d’œufs et de viande dans les ménages des membres.
- Implication directe des comités communautaires et des leaders locaux.
- Contribution financière symbolique des bénéficiaires, renforçant le sentiment d’appropriation de la vaccination des animaux domestiques.
- Réduction des zoonoses (transmission animal-homme).
- Amélioration de la nutrition grâce à la disponibilité de protéines animales.
- Stabilisation économique : moins de pertes, plus de ventes.
- Renforcement de la résilience communautaire face aux crises (conflits, maladies, insécurité alimentaire).
- Création d’emplois ruraux (para-vétérinaires, commerçants de produits vétérinaires).
- Insuffisance de la chaîne du froid pour conserver les vaccins.
- Difficulté d’accès à certaines zones enclavées.
- Besoin accru de suivi post-vaccination.
- Faible capacité financière de certains ménages pour les soins préventifs réguliers.
- Consommation élevée des viandes de brousses issues du braconnage dans le Parc National des Virunga, avec risques élevés des maladies infectieuses. Important de renforcer l’intégration de l’approche « santé unique ».
- Étendre la campagne à d’autres zones de santé voisines (ALIMBONGO, LUBERO, MASEREKA, MUSIENENE, MANGUREDGIPA, …).
- Mettre en place un fonds rotatif communautaire pour l’achat régulier de vaccins.
- Continuer la formation et l’équipement des agents de terrain.
- Promouvoir la sensibilisation sur la santé animale et humaine intégrée (One Health).
- Encourager la production locale de vaccins et intrants vétérinaires.
L’élevage familial de la poule dans les zones de santé du Territoire de Lubero (Nord-Kivu, RDC) présente de nombreux avantages économiques, nutritionnels, sociaux et environnementaux, surtout dans un contexte rural où les ressources sont limitées. Retenons ceci :
1. Avantages économiques
2. Avantages nutritionnels
3. Avantages agronomiques et environnementaux
4. Avantages sociaux et culturels
5. Avantages sanitaires (au niveau communautaire)
6. Enjeux et conditions de réussite
Pour que ces avantages se concrétisent, il faut :
DES SUCCES ET AVANTAGES DES SOINS ET DE LA VACCINATION REALISES PAR COOPENKI SOUS L’APPUI DE CENED DANS LA ZONE DE SANTE DE KAYNA EN 2024
Ce sujet est important pour documenter les efforts de COOPENKI (Coopérative paysanne pour la promotion de l’élevage dans la Province du Nord-Kivu) et de son partenaire CENED (Centre d’Études Nutritionnelle et Environnementale pour le Développement) dans la zone de santé de Kayna.
Succès et avantages des soins et de la vaccination des animaux domestiques par COOPENKI avec l’appui de CENED dans la zone de santé de Kayna, 2024 : synthèse analytique.
1. Contexte et objectifs de l’intervention
Dans la zone de santé de Kayna (territoire de Lubero, Nord-Kivu), les ménages ruraux dépendent fortement de l’élevage familial (poules, chèvres, porcs, bovins) pour leur subsistance.
Cependant, des maladies animales récurrentes (notamment la peste des petits ruminants, la dermatose nodulaire, etc.) entraînaient des pertes économiques importantes.
Face à cette situation, COOPENKI, avec l’appui technique et financier de CENED, a lancé en 2024 un programme de soins vétérinaires de proximité et de vaccination communautaire visant à :
2. Succès enregistrés
a. Couverture vaccinale élevée
En termes de résultats : 13184 poussins, 8121 poules, 102 dindonneaux, 124 dindons, 68 canetons, 152 canards ,1710 lapins ont été soignés et 1725 petits ruminants 5Moutons et Chèvres) ont été vaccinés contre la peste des petits ruminants dans 10 grandes agglomérations de la zone de santé de Kayna notamment (Kayna, Kirumba, Bulotwa, Kanyabayonga, Kikuvo, Kamandi, Kaseghe, Mighobwa, Luofu et Mukeberwa).
b. Réduction notable de la mortalité animale
c. Renforcement des capacités locales
d.Amélioration des revenus des ménages
e.Approche participative et durable
3. Avantages pour la communauté et la santé publique
4. Défis rencontrés
5. Perspectives et recommandations
Conclusion
L’intervention de COOPENKI, appuyée par CENED, a permis en 2024 de sauver des milliers d’animaux, améliorer les conditions de vie des ménages ruraux et renforcer la sécurité alimentaire dans la zone de santé de Kayna.
Ce programme constitue un modèle réussi de santé animale communautaire et un levier concret pour le développement rural durable au Nord-Kivu.
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