La pêche illicite au Lac Edourd sur sa côte Ouest renforce l'insécurité alimentaire et la malnutrition dans la province du Nord Kivu
- Environnement
- 0 Comments
- CENED à Kanyabayonga
- 130 Vues
- Les communautés locales maitrisent intimement des écosystèmes aquatiques (espèces existantes, leurs mouvements et leurs cycles de vie. Cette maitrise est aussi essentielle pour la gestion efficace et durable des pêches. Ça signifie que les communautés s’approprient les mesures de gestion de leur Lac.
- Les communautés locales peuvent bénéficier de la protection des ressources halieutiques grâce à des activités comme l'écotourisme, la pêche durable, ou la valorisation des produits du Lac. La population peut renforcer son développement durable.
- En impliquant les communautés locales dans la gestion des ressources halieutiques, on s'assure que ces mesures seront maintenues à long terme, même après le retrait des organisations qui travaillent sur la question : cela signifie que les activités sont durables à long terme.
Actuellement, le Lac Edouard est menacé sur sa côte ouest : la surexploitation et la pêche illicite sont deux problèmes à la base de la destruction et la réduction des rendements des poissons. La qualité et la quantité de la production du Lac Edouard sur sa côte Ouest sont tristement médiocres. Pour sauver les ressources halieutiques, il nous faut l’implication des communautés locales qui en sont bénéficiaires directes. C’est pour : favoriser la durabilité, l'acceptation des mesures de gestion, et la réduction des conflits liés aux intérêts.
En effet, les communautés vivant dans des zones riveraines du Parc des Virunga doivent être impliquées dans la protection durable des ressources halieutiques car leur bien être en dépend largement, ce qui est crucial pour une gestion efficace et durable. Lorsque les communautés locales sont impliquées dans la planification et la mise en œuvre des mesures de gestion, elles sont plus susceptibles de les accepter et de les respecter. Cela réduit les conflits liés aux intérêts et favorise la durabilité. L'implication des communautés locales dans la protection des ressources halieutiques pourrait renforcer les liens sociaux, les relations entre populations et leurs gouvernants, la coopération et la solidarité au sein de la communauté.
En termes d’avantages nous pouvons rappeler ceci :
L’implication des communautés locales exige : la participation à la prise de décision (processus de la planification, de la gestion et du suivi des pêcheries) ; la mise en place de mécanismes de contrôle (surveillance des ressources halieutiques et à la lutte contre la pêche illicite) ; le développement des projets de conservation (les communautés peuvent participer à des projets d’écotourisme, de reboisement des côtes, ou d’aquaculture durable) ; les communautés locales doivent accéder équitablement aux ressources halieutiques et bénéficier des revenus générés par la pêche et les activités y relatives.
En somme, l'implication des communautés locales est un facteur clé de succès pour la protection des ressources halieutiques et la promotion d'une pêche durable.
Pour le cas du Lac Edouard sur sa côte Ouest, c’est le paradoxe. Les ressources halieutiques sont gérées dans une confusion totale. Les gouvernants semblent ignorer leur rôle et pourtant crucial pour améliorer la vie des écosystèmes aquatiques et la vie des populations riveraines, les communautés locales bénéficiaires directes détruisent tout avec les mauvaises pratiques de pêche… L’implication des communautés locales dans la protection des ressources halieutiques pose des problèmes sérieux nécessitant des solutions durables apportées par les parties prenantes elles-mêmes : communautés, les dirigeants à tous les niveaux : local, Territorial, provincial et national.
La pêche illicite renforce la malnutrition, l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité.
0 Commentaires